29.12.07

OLIBRIUS

Un déjà vu au sommet du reste du monde, copies et pillages, démembré par une folle aux yeux bleu, par amour ou par vengeance, elle m'a volé ma place, je lui ai probablement volé la sienne. des cratères plein mon corp, formés par les débris de ses regards. Je meurs un peu plus chaque jour, elle aussi. Allez savoir pourquoi... Aimons nous sans nous toucher, aimons nous sans en parler, aimons nous; plutot que le silence, ces mots de sa bouche nous aurait sauvés, je croi, je ne sais plus. Des inepties, des mensonges, des doutes, des peurs, des erreurs, la jeunesse a gaché un bonheur, la jeunesse nous a emplis de chaleur aux les jours les plus froids, la jeunesse nous a apris à aimer, à vivre... à survivre.

Olibrius, personnage ridicule, le suis-je ? je passerais ma vie à chercher la reponse que je ne saurais jamais, et te poser la question me vaudrai un silence... aurai-je un jour le courage de poser mes lèvres sur les tiennes sans m'interroger sur le pourquoi du comment, aurai-je un jour le courage d'affronter ton regard sans ce voile humide sur mes yeux, auras-tu un jour le courage de pleurer pour moi toutes les larmes que j'ai pu t'offrir pendant cette jeunesse qui nous a abatut, cette jeunesse que j'ai gaché, cette jeunesse que l'on regrette.

Le temps aurait pu guérir mes maux, mais il n'a fait que les soigner, j'ai pourtant essayé d'oublier, de tourner trés vite sur moi même pour faire sortir nos images de ma tête, mais tu me retiens, avant que je tombe dans le ravin, avant que la lumiere s'efface sur les images des moments passés. Oubliés, mais jamais perdu, tu pourrais en dire autant, mais tu n'en fais rien, Olibrius, personnage ridicule, je suis et je resterais, comme je suis partis c'est pas gagner pour prouver le contraire...


J'ai gouté la vodka, elle m'a fait tourner la tête, j'ai bu le whyski-coca, et il m'a fait dire des choses betes, je fini au calva, et les frissons s'emparent de mon être. Le vent souffle dans les arbres, j'entends les vagues. J'ai envie d'océan, de fraicheur, envie de jouer du didge, mais si la fissure grandi dans le bois sec, Il éclatera comme tu as fais éclater mon coeur, et il s'en ira pour une spiritualitée plus aboutie, comme toi avec moi, je jouerai avec, le détruira, et plus jamais je n'y toucherai, car plus jamais il ne sera comme avant; plus jamais je ne serais comme avant.

Olibrius, personnages ridicules, nous sommes!

15.12.07

Rivages lointains


J'ai perdu mon adolescence,
La pureté et l'ardeur de mes mots,
Tous ces caprices de l'enfance,
Qui me rendaient plus beau,
Que des idées pleines de sens,
Qu'aujourd'hui je clame bien haut.

Maintenant sourd de mes douces paroles,
Comme celles des instituteurs sur les tables d'école,
Aveugles à leur monde d'or et de pétrole,
Me soumetant peu à peu à leurs rêves de guignols.

Mais j'ai fuis ce tragique destin,
Errant dans la grise poussière,
Où mes mains façonnent un chemin,
D'un oeil plus noble que ceux des lumières.

A.Lazarus

14.12.07

Crépuscule

Le temps ralentit, les vagues
Se fracassent sur les rochers,
Le vent asseche, les algues
Qui se frottent à mes pieds,

Le crépuscule a tout engloutit,
L'ocean a tout recouvert,
Ma vie, mon âme en terre,
Mes vices m'ont tout repris,
De l'ombre, à la lumière,
Brûler les barrières,
Les bois et les fers,
Qui fesaient, elle mon univer,
Fantasmes en arrière,
Images de calvaires,
Assouvis par l'ennui,

Le crépuscule a vomi mes os,
L'océan à noyé ma chair,
Je n'ai plus que les eaux,
Pour l'eternité toute entière.
A.Lazarus

4.12.07

Dieu dit : Que la terre se couvre d'herbe !

Regarder l'herbe pousser, sentir la nature grandir. Ecouter le doux bruissement du vent dans les feuilles, déjà si grandes, si verte. Espérer Que la chance soit au rendez-vous.

Une occupation de choix que de servir la volontée de Dieu, sa plus grande création. Je n'attend rien de ça, je ne vois en ça que la récompense d'un effort, simplement regarder la nature grandir, sentir l'herbe pousser. Et le sol qui retrouve enfin ses racines.

Autant de noms qu'il y a de Dieu(x), autant de têtes qu'il y a d'âmes, autant d'amour qui sommeil en moi, pour cette chaleur opaque qui empli mes yeux, mes poumons se gorgeant de fumée,et mon esprit saturé de votre intimité.